Test réussi pour la Saucony Kinvara 10

SAUCONY KINVARA 10

Evidemment, j’ai toujours affirmé un peu partout que j’étais un fan inconditionnel de la Saucony Kinvara et ce depuis sa première version, mais je peux vous assurer – croix de bois, croix de fer, si je mens … – que ce test a vraiment été réalisé avec toute l’impartialité qu’il méritait et qui me caractérise naturellement et dans des conditions d’exhaustivité certaines : 3 sorties longues de plus de 2h30, plusieurs sorties d’une heure en endurance fondamentale, des entraînements VMA et Endurance Maxi Aérobie et 4 heures de … cours de maths à mes étudiants (si si).

Saucony Kinvara 10 dans sa jolie livrée grise bleutée …

A l’origine, la Kinvara était une chaussure à faible drop (4 mm), peu structurée, amortie quand même mais surtout pas trop, hyper confortable et réactive. La version 10 de ce modèle est une chaussure à faible drop (4 mm), assez peu structurée etc etc etc … Bref, la même que l’ancêtre-Mère mais modernisée dans un respect atavique remarquable … Même le prix (135 €) est demeuré quasi identique.

La question qui s’est toujours posée au sujet de la Kinvara, c’est : pour qui et pour quoi ? Risquez-vous à dire qu’elle convient à toutes et à tous et vous encourrez des volées de bois vert totalement injustifiées. Oui, le drop est faible, oui la chaussure est légère (220 g), oui elle n’est pas « amortie » (sic … et beurk, tiens !) au sens propre du terme avec un talon tout mou qui vous freine sans arrêt mais … justement !!! Le drop faible ? Franchement, qui a encore envie aujourd’hui de dire qu’il faut courir avec du 12 mm ? Des dinosaures qui n’ont rien compris à ce qu’était la biomécanique et la foulée idéale ? L’amorti ? Eh bien au lieu d’intégrer un frein sous le talon comme nombre de ses concurrentes, la Kinvara offre un amorti réactif réparti sur toute la surface de sa semelle et c’est ce qui la rend si agréable à porter et à utiliser au quotidien.

Assez de blabla laudatif, évoquons mon test et mon ressenti. Commençons par les points un peu « négatifs » : la partie de la semelle en contact avec la route n’est pas un monstre d’accroche, ce qui fait que les séances de fractionné court (séries de 250/200/150) ne sont pas la tasse de thé de la Kinvara 10, d’autant qu’elle est typée confort, et de fait, je dois avouer qu’après un entraînement de ce type, j’ai préféré, pour les suivants, rechausser mes NB Zante Pursuit dont je vous parlerai bientôt. Le laçage n’est pas un atout majeur non plus. Non pas qu’il ne soit pas précis mais il ne permet pas un effet seconde peau absolu. Cela dit, la languette ne bouge pas d’un micron et les lacets ne se desserrent pas, y compris durant les sorties longues. Il faut juste passer un peu de temps au début pour trouver le bon dosage.

Les aspects positifs sont bien plus nombreux et font pencher la balance nettement de l’excellent côté. Le confort, pour commencer … Peut-on faire mieux ? That’s the question. Cette chaussure, grâce à la technologie FormFit offre une assise plantaire auto-adaptative à la morphologie propre de votre pied. Le mesh est souple, respirant, agréable au contact. Quant à la toebox, elle est optimale, ni trop étroite, ni trop large. Bref, une pantoufle qu’on risque de garder même la journée tellement on est bien dedans.

La semelle, fractionné court excepté, est une tuerie. Suffisamment souple pour accompagner la foulée sans la contraindre, suffisamment rigide pour ne pas transformer la chaussure en chamallow, suffisamment large à l’avant pour offrir une zone d’impulsion stable et énergétique, suffisamment amortie, suffisamment réactive, suff…….. J’arrête là, mais vous avez capté le truc 🙂 C’était déjà le point fort de la première version et c’est toujours le point fort de la Kinvara. Cette chaussure offre un plaisir de courir incomparable à des vitesses d’entraînement allant de l’endurance fondamentale à l’allure semi. En Endurance Maxi Aérobie, j’avais des doutes mais ils ont été vite balayés. Le couplage technologique EVERUN / EVA+ fait des miracles. Il n’y a pas besoin de puiser dans ses réserves pour tenir le rythme élevé souhaité. La chaussure répond parfaitement.

C’est sans doute, néanmoins, sur les sorties longues que la sensation de plaisir est la plus prégnante. Du début à la fin, la Kinvara 10 vous assure de conserver la même foulée dynamique sans aucune dégradation du confort. Que demander de plus ?

Je me rends compte, parvenu à la fin de cet article que je n’ai pas répondu au pourkipourkoi. Ma foi, pour toutes et tous, jusqu’à un poids raisonnable. La chaussure universelle par excellence qui convient à toutes les morphologies de pied, pour peu que vous n’ayez pas une attaque talon de type marteau-piqueur. En termes de distance ? Idéale pour le semi-marathon et le marathon (oui, 100 fois oui et je rejoins coach Bruno Heubi sur ce point n’en déplaise à certains) et parfaite pour le 10 sauf peut-être pour des coureurs hyper véloces qui aimeraient encore moins d’amorti.

Est-ce que je recommande l’achat de la SAUCONY KINVARA 10 ? Si vous pensez que non, relisez une fois l’article 🙂