Run : Goodbye 2016…

Puisqu’il est de bon ton de s’y coller à chaque fin d’année voici donc mon petit bilan des douze mois qui viennent de s’écouler…
Bien entendu comme fin 2015, je suis bien incapable de vous annoncer fièrement le nombre de km parcourus que ce soit à l’entrainement ou pendant mes courses. Ça ne faisait pas partie de mes bonnes résolutions de l’année, donc aucune raison de changer ! Déjà juste me rappeler de mes dossards va être compliqué… Mais il me reste quand même quelques souvenirs, quelques moments qui ont marqué cette année et c’est avant tout pour ça que je cours.
Sur route, évidemment comme j’ai plus ou moins abandonné ce revêtement qui me fracasse le dos, c’est forcément plus limité. Le marathon de Boston reste bien entendu un grand moment puisque ce sera, sauf changement et découverte de la médecine, mon dernier. C’était super symbolique pour moi de courir là-bas et je n’ai aucun regret d’avoir oublié ma promesse faite à New York en 2015 de ne plus m’imposer ça. Après je ne m’en suis pas cachée, j’ai été super déçue du parcours, de l’ambiance à des années lumières de celle de New York et j’en passe. Mais la licorne en valait la peine !

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Sur route, j’ai bien entendu vécu la Parisienne qui reste comme toujours un grand souvenir dans mon année, mon rendez-vous de la rentrée et cette année j’ai eu la chance de rencontrer la grande Kathrine Switzer alors forcément j’étais comblée ! J’ai aussi eu la chance de passer 3 fois la ligne d’arrivée et vivre ça aux côtés de copines est toujours un grand moment d’émotion pour moi. En toute logique, je serai au rendez-vous en septembre prochain.


Evidemment c’est sur trail que j’ai vécu une année inoubliable parce que c’est quand même là que je m’amuse le mieux. Commençons par les échecs puisqu’il n’y a pas que les bons souvenirs qui comptent, on apprend aussi des mauvais même s’ils n’en sont pas non plus vraiment… La Maxi race me reste un peu en travers de la gorge. Déjà parce que pour pleins de petites raisons totalement dépendantes de ma volonté, je me suis plantée et c’est toujours pénible d’être responsable de ses échecs… C’est quand même bien plus pratique de pouvoir décharger son énervement sur autrui ! Pour mon échec sur le Verbier, là c’est autre chose… Je n’étais pas prête à vivre un truc pareil, pas au niveau et à un moment il faut arrêter de penser que l’expérience, si on peut parler d’expérience à mon piètre niveau de montagne paye. Pour la montagne et encore plus pour un ultra de ce niveau, il faut s’entraîner encore et encore, point barre à la ligne. Oser dire le contraire c’est mentir aux autres et à soi-même.

 

 

Heureusement je ne fais pas que me planter et même des fois je gagne à la fin ! Mes deux gros objectifs ultra étaient le Liwa Challenge qui à mon grand désespoir ne sera pas renouvelé en 2017. Je ne sais pas si je vais m’en remettre ! C’est la première fois de ma vie que j’aime refaire la même épreuve deux fois de suite alors que je ne m’étais pas du tout plantée la première fois en plus. Je suis tombée amoureuse de ce désert tout simplement incroyable de beauté et je me réjouissais de replonger mes doigts de pied dans le sable. Va falloir trouver autre chose de similaire et pour le moment je cherche toujours… (enfin non j’ai trouvé, ce sont les sous qui manquent !).

 

 

Le Jungle Marathon forcément c’est un souvenir de dingue… Je n’avais pas du tout prévu d’y aller donc là aussi la prépa n’était pas optimum c’est le moins qu’on puisse dire ! Je me suis retrouvée à tout donner pour une course qui restera à ce jour une des plus dures que j’ai pu faire dans ma courte carrière de coureuse d’ultra. Jamais je n’aurais imaginé vivre un truc pareil une fois dans ma vie, tout ça en plus pour un plat à tajine made in Brésil ! Mais bon ma deuxième place j’en suis sacrément fière. Ok, je ne cours pas pour les podiums cela va s’en dire et heureusement parce que je serai sacrément déçue mais quand ça arrive ça fait plaisir.

 

 

Pour ce qui est de ma course de cœur cette année, ce sera sans l’ombre d’une hésitation l’OCC courue en mode courir au féminin. Ces quelques jours à Chamonix resteront inoubliables avec une super course mais surtout des moments super sympas avec les copines, que ce soit devant un bol de soba ou baskets aux pieds. L’édition 2016 fut parfaite même du côté de la météo, ça va être compliqué de faire mieux en 2017 !

 

 

Voilà rapidement mon année résumée. Pour moi les km ne sont qu’un prétexte à des voyages, des rencontres ou des moments inoubliables. Jamais même dans mes rêves les plus fous je n’aurais imaginé participer au légendaire marathon de Boston et encore moins nager dans l’Amazone… Jamais je n’aurais imaginé traverser Chamonix sous les applaudissements d’inconnus (merci à tous les spectateurs qui nous offrent des moments inoubliables) ou traverser la jungle encouragée par les singes hurleurs. Impatiente de voir ce que 2017 me réserve en tout cas !