J’ai testé : les PureGrit 4 de Brooks

C’est vendredi et traditionnellement, vous retrouvez le test de Fred. Mais comme celui-ci prend des congés amplement mérités, je prends le relais sachant qu’évidemment il va falloir vous contenter d’un test à la Cécile… L’élève n’est pas prête de rattraper le maître, c’est moi qui vous le dis ! Mais il faudra bien vous contenter de ma prose pour aujourd’hui.

De la marque, question trail, je ne connaissais que ma bonne vieille paire de Cascadia Gore-Tex qui ont quand même couru à 3 ans d’intervalle un marathon et un ultra en Antarctique avec succès. Excusez du peu ! Alors forcément lorsque j’ai enfilé pour la première fois mes Puregrit 4, ça m’a fait bizarre (dans le bon sens du terme !). C’était comme passer d’une paire de sabots en bois à des chaussons de danse… Le confort est juste immédiat et parfait. J’avais l’impression qu’elles avaient été faites sur mes pieds. Pour information, et cela a son importance :

– Je cours mes ultras en trail de plus en plus souvent en chaussures ultra light type Merrell Glove. S’il y a bien une discipline où je trouve que le minimaliste ou le presque minimalisme a un intérêt c’est le trail. J’aime sentir le sol et l’appréhender totalement. Cherchez pas, c’est comme ça…

– J’ai testé les PureGrit en Norvège sur mon ultra (récit ici)dans des conditions plutôt extrêmes…

– J’ai comme toujours coupé les étiquettes 3 minutes avant de les enfiler et partir courir avec (ok j’exagère, la veille j’ai marché un peu avec…)

– Je n’ai mis aucune protection type crème anti-frottement, chaussettes anti-ampoules (comme si ça existait vraiment !) ou autre pansement. Je voulais être sure que rien ne pouvait interférer ce test. 

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Donc voilà ce que j’en ai pensé :

– Il ne faut pas être devin pour comprendre très vite que la légèreté comme souvent est synonyme de fragilité plus grande. Ma paire a largement tenu la distance, mais le mesh en a déjà pris un coup (aucun trou quand même, juste une petit zone d’usure). Maintenant, franchement on a eu des conditions vraiment exceptionnelles avec cailloux, choux, genoux comme dirait l’autre… Donc forcément ça n’aide pas.

– Je n’ai pas eu une ampoule, pas le début d’une zone de frottement alors que je les ai gardé exactement 33h aux pieds… Jamais eu le courage de les enlever pour changer de chaussettes de toute la course… De toute façon cela n’aurait servi à rien, les pieds étaient mouillés immédiatement.

– Je n’ai pas non plus besoin de revenir au laçage de la course, à part une fois justement au début puisque j’ai toujours tendance à ne pas serrer assez, surtout lorsque les lacets sont neufs.

L’accroche n’est pas assez importante à mon goût sur un terrain comme celui que j’ai eu à affronter. Mais franchement, tout le monde est tombé, quelque soit la marque aux pieds… Ma collègue allemande avait une paire d’Inov-8 aux pieds avec des crampons plus conséquents que les miens, elle tombait tout autant.

– Je n’ai pas porté de guêtres alors que j’en ai l’habitude pour éviter que des petits cailloux ne rentrent surtout et aucun souci de ce côté-là, comme si le fait d’être un vrai chausson ne leur laissait pas de porte d’entrée possible. C’était sacrément agréable !

Pour résumer, c’est une paire qui à mon avis est à destiner en priorité aux trails en terrain sec. Je me suis tout de suite dit qu’elles seraient parfaites pour une course comme l’Ecotrail par exemple parce que leur légèreté leur permettrait de passer directement du chemin au bitume sans changer les pneumatiques, ce qui est un sacré avantage. En montagne, sans boue, elles sont très bien également à condition de rester sur un terrain « roulant ». Pour faire simpliste mais parlant au plus grand nombre de traileurs : l’OCC oui, la TDS non… Le marathon du Mont Blanc oui, le TAR… faut voir… s’il fait beau, pourquoi pas !

Le + : le confort absolu propre à cette marque et la sensation de ne faire qu’un avec sa chaussure.
Le – : l’accroche en terrain très boueux.
Prix : 120€