On a testé : Saucony Zealot … et on a adoré !

S1Voici, sans aucun doute (et sans que mon compte en banque n’ait été crédité pour que je l’écrive) l’une des chaussures les plus intelligentes jamais conçues. J’ai nommé la Saucony Zealot. « Intelligente » peut sembler un bien grand mot pour une chaussure de running, mais s’agissant de la Zealot, cet épithète n’est pas usurpé. Absolument tout a été pensé dans les moindres détails pour offrir aux coureurs une expérience unique combinant le meilleur du bio-mécaniquement idoine, un confort absolu et une efficacité (presque) remarquable.

Zsemelle
SAUCONY ZEALOT ISOFIT

Le drop est de 4 mm, ce qui signifie, d’une part, évidemment une excellente posture donc une foulée qui va être plus fluide, d’autre part, une certaine facilité d’utilisation qui ne nécessite aucune période de transition. La semelle possède des encoches de flexion judicieusement placées pour accompagner le pied dans tous ses mouvements et ses degrés de liberté. Pour parler comme dans les magazines spécialisés : le « déroulé » (sic) est facilité.

ZDESSUS

Le chaussant est particulièrement large à l’avant, non seulement au niveau des orteils qui ne sont pas comprimés comme dans certains modèles de la concurrence, mais également sous les métatarses, d’où une très large surface d’appui à l’impulsion, gage de stabilité et de répartition des efforts.

La Zealot est le deuxième modèle de la gamme Saucony à intégrer la technologie Isofit dont je suis un fan absolu. Pour faire simple, Isofit c’est un mesh élastique qui entoure le coup de pied comme une seconde peau. En gros, une fois enfilée, la chaussure tient aux pieds, les lacets ne servent quasiment à rien. D’ailleurs, contrairement à mon habitude qui consiste à nouer et dénouer dix fois jusqu’à trouver un serrage symétrique adéquat, je me contente de faire un vague noeud, histoire de ne pas marcher sur les lacets en courant 🙂 Avec Isofit, le pied est à la fois parfaitement maintenu et non contraint. Remarquable.

ZFACELa semelle est relativement épaisse. Elle est souple, moelleuse sans être molle, « smooth ride » en perspective donc. De façon singulière, elle semble (entre guillemets) adapter ses caractéristiques à la vitesse. Très « confort » à des rythmes peu élevés, elle devient plus « punchy » lorsqu’on accélère, avec un léger effet rebond.

L’amorti est assez important, tant à l’arrière qu’à l’avant, sans pour autant limiter le dynamisme ni rendre la chaussure usante lorsque les kilomètres s’accumulent. L’accroche est parfaite, y compris sur le mouillé et dans les répétitions de virages serrés. La stabilité est exceptionnelle.

Lors des footings de récupération, on apprécie avant tout son confort. Confort de chaussant et confort de contact avec le sol. On apprécie également de pouvoir s’appuyer sur sa large zone d’impulsion pour enchaîner les foulées tranquillement et sereinement. Aux allures semi-marathon ou marathon, son grip, sa stabilité, sa fluidité de transition deviennent ses atouts majeurs. Je serais un peu plus réservé sur le fractionné court où l’amorti devient un peu trop consommateur d’énergie pour que la séance soit parfaite.

La Saucony Zealot est, pour moi, ce que l’on appelle une chaussure d’entraînement, un modèle que l’on peut utiliser tous les jours, sauf lors de séances très rapides. Elle s’adresse à un large panel de coureurs de poids léger et moyen. En compétition, je pense que sa distance de prédilection serait le semi-marathon dont elle soutient parfaitement l’allure et le besoin de confort. Sur le 10 km, elle risque d’être un peu laborieuse et sur le marathon, sauf à être un adepte du Courir Naturel, peut-être un peu « légère ».

Elle est un peu chère (140 €), je la recommande néanmoins car, honnêtement, c’est (avec la Skechers GoRun 4 dont je vous parlerai bientôt) la meilleure chaussure qu’il m’ait été donné de tester récemment.