J’ai testé : la cure détox Delight

Détox par-ci, détox par-là, si tu ne te détoxes pas, tu n’en es pas… Même moi j’ai consacré des articles à ce sujet sans vraiment savoir de quoi il retournait. Mais lorsque je vous parle course, je mets un point d’honneur à tester pour vous, alors là fini de se dégonfler, à mon tour de m’y coller.

“Pour être sûre de ne pas craquer,

choisissez un week-end et donnez les enfants à garder !”

Je me suis toujours demandé ce qu’on pouvait bien rechercher dans ce genre de « rituel ». Oui, j’avoue, je ne suis pas un exemple question alimentation mais bon je n’ai pas besoin de perdre du poids et puis, à force de lire, d’écrire sur le sujet, je me suis dit qu’il était temps de voir de l’autre côté du miroir si ça valait la peine de se priver des plaisirs de la vie, comme on dit chez moi ! Pour ma « cure » j’ai choisi la marque que je voyais dans la presse féminine et qui présente l’avantage de livrer à domicile partout en France*. Ah oui j’ai oublié de préciser que j’ai décidé de la jouer feignante sur ce coup-là… L’idée d’investir dans une centrifugeuse qui risquait de rejoindre la saucière et la sorbetière sur l’étagère de la cave m’emballait moyennement. Là on te livre tout et tu n’as plus qu’à aller chercher dans ton frigo ce que tu dois avaler. Du tout mâché quoi… pour ne pas dire du pré-digéré ! J’ai sélectionné la cure « Active Delight », destinée avant tout aux sportifs parce que mon but n’est pas de perdre du poids rapidement, et je me suis limitée à trois jours. Je passe mon temps à dire qu’il ne faut pas jouer à ça, il faut quand même que je reste logique ! Là les boissons sont riches en protéines et doivent permettre de conserver une activité physique. Enfin, je l’espère…

 « Un cocktail concombre + chou, SVP ! »

Premier jour, je reçois mes bouteilles, mes soupes, le tout rangé dans deux superbes sacs isothermes que je compte bien garder pour les pique-niques familiaux et dès que je vois les pots en verre qui contiennent les soupes je pense que ma mère sera ravie de les récupérer pour ses confitures d’été. Il y a aussi de jolis menus imprimés et j’ai oublié de vous préciser que j’ai reçu quelques jours avant la marche à suivre pour la pré-détox. En gros, on évite la choucroute-bière la veille. Du coup j’ai fait japonais-cocktail au champagne… Quand je vous dis que ce n’est pas gagné avec moi ! Premier constat, mince alors c’est plutôt bon ce truc. C’est vrai que le petit déjeuner avec juste un jus n’est pas forcément facile à « avaler » mais voilà, je n’ai pas faim. J’enchaîne les bouteilles couleur de l’arc-en-ciel sans trop me poser de questions en me surprenant à apprécier la chlorophylle water à base de concombre et de kale… Mince alors, si on m’avait dit qu’un jour je boirais du concombre et du chou ! C’est si nourrissant que j’ai même du mal à boire la dernière de la journée. Evidemment il faut gérer les enfants morts de rire et la cohabitation avec leur dîner… C’est là que je me dis que pour être sûre de ne pas craquer il faudrait faire ça sur un grand week-end, les enfants en pension chez les grands-parents et moi à la maison avec trois saisons de The Good Wife à rattraper. Deuxième jour, ça se corse un peu j’ai la tête lourde. Je ne peux pas à proprement parler de migraine mais j’ai le sentiment d’avoir la tête dans un casque. Apparemment tout est normal, j’élimine ! Je n’ai toujours pas faim mais à l’heure du déjeuner je craque. J’ai reçu la liste des « craquages » autorisés (pas de Twix, hélas…) et je m’autorise un bouillon de légumes bien chaud. Ça me fait rire parce que je me retrouve comme en plein désert où une pauvre soupe miso m’apparaît toujours lorsque je la déguste après avoir cramé huit heures sous le soleil comme le meilleur repas du monde ! Le soir je vais rajouter une galette de riz pour trempouiller dans ma soupe histoire de donner un peu de consistance à tout ça.

« A moi la centrifugeuse »

Ma grande surprise c’est qu’en dehors de mon traditionnel carré de chocolat avant de dormir, le sucre ne me manque pas… moi l’accro aux Granola. Le troisième jour, incroyable ! En me réveillant je me sens super légère, et prête à refaire du sport sans inquiétude. Je vais me « contenter » de 40 km à vélo d’appartement devant la télé pour être sûre d’être à la maison en cas d’hypo et vraiment, pas de souci pour tenir la distance. Ma conclusion, c’est que finalement c’est tout à fait faisable et que même au bout de trois jours, il y a des effets positifs. Le premier ? Je suis allée hier soir faire un tour chez le maraîcher pour me faire un wok de légumes au déjeuner ! J’ai aussi commencé à regarder sérieusement du côté des centrifugeuses. A la remarque évidente : « Mais tu aurais pu le faire toi-même à la maison », je répondrais que oui j’aurais pu, mais il y a la théorie et de là à passer à la pratique… Lorsque je vois en plus la composition très variée des boissons que j’ai reçues, soyons claire, jamais au grand jamais je n’aurais passé une journée en cuisine pour préparer tout ça. Mais maintenant que je l’ai fait et que j’ai vu que c’était tout à fait supportable, je me referais bien un petit jus !

*Menu « Active Delight » de Detox Delight, 319 euros les 5 jours de cure (www.detox-delight.fr).

Le point + : retrouver le goût des légumes et des fruits, finalement, ça n’a pas de prix.

Le point – : le prix, évidemment.